fbpx

Quel procrastinateur êtes-vous ?

Il est beaucoup plus facile de reporter une tâche jusqu’à la toute dernière minute que de décider de la faire immédiatement. Ce comportement ne semble pas nuire au premier abord, mais aura peu à peu un impact sur la qualité de notre vie. Car plus nous tergiversons, plus grandira la mauvaise habitude de reporter les actions. Et nous devenons peu à peu un procrastinateur !

La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est cette tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions.

Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.

Quel type de procrastinateur êtes-vous ? Découvrez votre profil.

Être un « retardataire chronique » ne signifie pas ne rien faire.

Au contraire, vous pouvez être pris d’une véritable frénésie d’activités (aller faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets, prendre des nouvelles de la grand-mère, etc.) tant que celles-ci n’ont aucun rapport avec la tâche à réaliser.

Il est probable qu’en bon multi-potentiel, vous vous reconnaîtrez dans plusieurs de ces profils !

Une fois que vous aurez identifié votre profil, quelques astuces et principes peuvent vous permettre de moins procrastiner et de finaliser vos projets.

Le procrastinateur de type « nettoyeur »

Le « nettoyeur » est le type de procrastinateur qui préfère « se distraire » avec les travaux ménagers au lieu de faire ce qu’il devrait vraiment faire. Si vous vous trouvez à laver la vaisselle, à passer l’aspirateur dans chaque pièce, à faire la lessive, avant de vous mettre au travail, vous êtes un nettoyeur. C’est tout à fait louable d’avoir une maison rutilante, mais trop, c’est trop !

Comment mettre votre côté « nettoyeur » en sourdine ?

  • Ne cherchez surtout pas à travailler dans une pièce en désordre

Si vous ne pouvez pas supporter une pièce en désordre, allez dans un lieu où vous serez moins susceptible de vous laisser distraire par vos vêtements sur le sol ou la pile de papiers à côté de vous.

  • Allez dans un café ou à votre bibliothèque locale

Les cafés, les campus universitaires et les bibliothèques ont souvent des espaces de travail dédiés avec wifi que vous pouvez utiliser comme bureau. Certains aiment se rendre à leur Starbucks préféré, d’autres dans un espace de co-working.

  • Planifiez à l’avance vos séquences ménage

Pour ne pas vous laisser aller à une frénésie de nettoyage lorsque vous devriez travailler, planifiez vos séquences de ménage.

  • Mettez en place une routine de maintenance quotidienne

Vous pouvez empêcher le désordre de s’installer simplement en implémentant des routines d’entretien.

  • Obtenez le soutien de vos colocataires et/ou membres de la famille

A défaut, embauchez de l’aide. Ne vous laissez pas happer par les désordres laissés par d’autres personnes.

Le procrastinateur de type « anxieux »

Vous sentez-vous anxieux, accablé, submergé, à la limite de  la panique ? Ce type de procrastinateur se fait happer par des pensées stériles, se concentrant trop sur tous les détails et l’énormité des projets en cours. Il finit généralement par littéralement se paralyser, n’arrivant plus à décider, ni à passer à l’action et se crée ainsi un stress émotionnel inutile.

Comment dépasser votre anxiété de l’action ?

  • Faites une liste des seules choses qui doivent être faites dans la journée

Pour éviter de vous sentir submergé, oubliez toutes les tâches qui peuvent attendre jusqu’à demain, la semaine prochaine, ou le mois prochain. Écrivez uniquement les 3 à 5 choses qui doivent être réalisées aujourd’hui.

  • Identifiez les sous-projets d’un grand projet

Transformez de grands objectifs en une succession de petites tâches digestes. Notez toutes les étapes qu’il vous faudra accomplir pour finaliser le projet plus vaste.

  • Concentrez-vous sur une tâche à la fois

Évitez le multitâche. Faîtes une petite tâche à la fois et passez à la suivante ensuite.

  • Utilisez la méthode GTD  de David Allen (Getting Things Done)

– On choisit à chaque fois en pleine connaissance de cause ce que l’on fait.

– On ne porte son attention que sur ce qui est actionnable maintenant.

– On est tranquille sur ce que l’on ne fait pas : soit que l’on ait délibérément choisi de ne pas y donner la priorité, soit ce n’était tout simplement pas faisable maintenant.

  • Respirez

Prenez quelques respirations profondes dès que vous commencez  à sentir les effets de la panique et de l’anxiété. Inspirez pendant quatre secondes, maintenez pendant une seconde, et expirez pendant six secondes.

  • Faites une promenade

Pour libérer votre esprit, optez pour une petite balade. Si vous pouvez aller dans une zone boisée, c’est encore mieux.

Le procrastinateur de type « amateur de sieste »

Plutôt que de faire face à ses responsabilités, ce procrastinateur se sent soudain fatigué et arrive aisément à se convaincre qu’il a besoin d’une sieste rapide pour recharger ses batteries. Une courte sieste a démontré son intérêt. Mais ce type de procrastinateur transformera cette pause bienvenue en une sieste de trois heures dont il émergera tout groggy et peu efficace.

Comment dépasser vos envies soudaines de sieste ?

  • Offrez-vous 7 à 8 heures de sommeil par nuit
  • Réglez la minuterie sur 20 minutes si vous avez besoin de faire une sieste

Si vous ressentez le besoin de faire une sieste, programmez un minuteur pour éviter de rentrer dans un  sommeil trop profond.

  • Évitez de consommer trop de caféine ou de sucre

Intéressez-vous à votre alimentation afin d’éviter d’énormes fluctuations d’énergie au cours de la journée.

  • Buvez plus d’eau

La plupart des gens ne réalisent pas que la déshydratation peut causer une forme de léthargie. Augmentez donc votre consommation d’eau pour voir si cela fait une différence pour vous.

  • Faîtes de l’exercice

L’exercice physique a un impact sur la santé de votre cerveau. Même juste une courte promenade peut faire une nette différence pour votre concentration et votre tonus.

Le procrastinateur de type « butineur »

Le butineur est quelqu’un qui n’arrive pas à rester très longtemps concentré sur une chose. Il a un million d’idées qu’il veut explorer. Aussi, sautant d’une chose à l’autre, le butineur a du mal à réaliser quelque chose de tangible, un « livrable », ayant tendance à ne jamais rien finaliser.

Comment limiter le butinage ?

  • Identifiez vos priorités

Soyez au clair sur les tâches devant être achevées en premier en les listant puis en les classant de la plus importante à la moins importante.

  • Commencez par les tâches en tête de liste

Utilisez votre liste pour identifier ce qui doit être réalisé en premier, afin de terminer ces tâches importantes avant de consacrer votre attention à quelque chose d’autre.

  • Éliminez les distractions

Débarrassez-vous des livres, papiers, objets, onglets ouverts dans votre navigateur Web, messagerie ou toute autre chose qui risque de happer votre attention.

  • Évitez le multitâche

Beaucoup de gens pensent qu’ils peuvent tuer deux oiseaux avec une seule pierre par le multitâche, mais en réalité cela ne fait que vous ralentir et diminuer la qualité de votre travail.

  • Tenez un carnet à portée de main pour capturer les idées qui surgissent

Si quelque chose de nouveau surgit dans votre tête pendant que vous vous concentrez sur vos priorités les plus importantes, écrivez-le rapidement dans un cahier afin de vous en souvenir au moment opportun.

Le procrastinateur de type « chercheur compulsif »

Peu importe combien de temps vous passez à la recherche, vous n’aurez jamais assez de temps pour tout couvrir ! Les gens qui passent trop de temps à chercher des réponses en ligne finissent par créer un déséquilibre entre la préparation et l’action. Ils veulent tout apprendre avant même de commencer à aller de l’avant !

Comment limiter vos recherches ?

  • Établissez une liste des questions les plus essentielles auxquelles vous devez répondre

Afin d’éviter d’être aspiré plus profondément dans les sujets sur lesquels vous faites des recherches, et de vous faire happer par les multiples liens hypertextes, tenez-vous en aux questions les plus pressantes.

  • Fixez-vous une limite de temps pour la recherche

Ne vous perdez pas en six heures de recherche en ligne. Limitez-vous à une demi-heure avant de passer à la mise en pratique de ce que vous avez appris.

  • Limitez-vous à un nombre réduit de sources

Vous n’avez pas besoin des réponses provenant de 50 sources différentes pour une question ! 

  • Déconnectez-vous d’internet si vous ne pouvez pas résister à faire des recherches supplémentaires

Pour quelqu’un qui a du mal à ne pas googliser un nouveau mot-clé toutes les cinq minutes, cela peut être la seule véritable option.

Le procrastinateur de type « snacker »

Le snacking est aussi mauvais pour votre tour de taille que pour votre productivité. Nombreuses sont les personnes qui trouvent toujours une raison pour faire une pause et ouvrir des boîtes de biscuits, chips, ou toute autre chose… En général, elles ont besoin d’une sieste après avoir trop mangé…

Comment éviter le snacking ?

  • Débarrassez-vous de tous les grignotis et tentations

Évitez d’en acheter : vous ne serez plus tenté !

  • Évitez de travailler dans votre cuisine

Cela paraît évident mais l’environnement de travail choisi contribue, ou non, à votre concentration.

  • Buvez de l’eau ou une tisane

Accordez-vous quelque chose de fluide à votre bouche si vous êtes sujet aux fringales. Eau et thé vous assureront hydratation et couperont la sensation de faim.

  • Planifiez vos repas et collations pour la journée

Soyez conscient de ce que vous mangez en planifiant vos repas, y compris l’heure de vos collations.

  • Gardez des collations santé comme des légumes frais et des fruits à portée de main si nécessaire

Si vous devez absolument croquer quelque chose, assurez-vous que cela vous apporte bienfait et vitamines.

Le  procrastinateur de type « voyeur » ou « joueur »

La consommation de la télé, de films et de vidéos sur Internet nous éloigne de notre vie réelle. Dans les pires scénarios d’addiction, cet accès instantané à tant de sollicitations possibles peut nous faire perdre complètement de vue la réalité et nos responsabilités.

Le Joueur partage beaucoup de similitudes avec le Voyeur. Ils ont en commun une attirance pour le divertissement et peuvent facilement devenir accro pendant des heures. Avec les jeux vidéo, cependant, cela peut devenir beaucoup plus addictif ! Il faut essayer de monter de niveau, entrer dans un autre monde, tuer le méchant, trouver l’épée… Les jeux sont conçus pour vous inciter à continuer à jouer…

Comment limiter votre consommation télé, internet ou jeux ?

  • Limitez la télé, la consommation de vidéo, les jeux
  • Limitez le nombre d’émissions de télévision, de film ou série web que vous regardez

Si vous accordez votre attention à plusieurs séries télé, ce sont d’autant plus d’épisodes à regarder par semaine … Limitez-vous donc à une série ou deux.

  • Programmez vos plages télé, internet, jeu en guise de récompense

Utilisez votre télé ou internet comme une récompense en fin de la journée pour avoir avancé sur le projet qui vous tient à cœur.

  • Résistez aux charmes d’une nouvelle série.

De nouveaux spectacles sont créés tous les jours, et avant que vous vous en rendiez compte, vous en suivrez plus que vous ne l’imaginez.

  • Envisagez de vous désabonner de votre câble, de votre abonnement en streaming et de vos jeux

Si vous n’arrivez pas à limiter votre temps passé à regarder la télévision, ou à jouer, c’est l’option extrême.

  • Trouvez d’autres alternatives

Achetez des livres, sortez pour une balade. Bref : ressourcez-vous.

  • Pratiquez un sport physique à la place

Si vous êtes compétitif et aimez un bon défi, pourquoi ne pas envisager un sport d’équipe qui contribue à votre remise en forme ?

Le  procrastinateur de type « drogué des réseaux sociaux »

Les médias sociaux peuvent être tout aussi addictif que la télévision et les jeux vidéo! Toujours plus de partages et plus d’interactions avec des amis en ligne peut rapidement se transformer en une mauvaise habitude qui phagocyte littéralement des heures entières. Le terme phagocyter exprime bien cette destruction progressive de quelqu’un, en le privant de toute autonomie.

Comment limiter votre activité « réseaux sociaux » ?

  • Éloignez votre téléphone et fermez les onglets sur votre navigateur

Si votre téléphone clignote avec des notifications juste à côté de vous ou si Facebook est laissé ouvert dans votre navigateur pendant que vous essayez de travailler, on peut affirmer que vous cherchez la distraction !

  • Désinstaller des applications

Beaucoup d’applications, telles Pinterest, Scoop-it rendent trop facile l’accès au réseau social avec un clic ou une pression du doigt. Rendez plus difficile leur accès en supprimant les raccourcis.

  • Purgez votre liste d’amis

Avez-vous vraiment besoin de 1500 amis sur Facebook et pouvez-vous vraiment suivre 5296 comptes Twitter?

  • Supprimez les comptes inutiles

Personne ne peut vraiment être sur 30 réseaux sociaux différents. Limitez-vous à un ou deux que vous appréciez vraiment.

  • Désactivez temporairement certaines applications

Certains réseaux sociaux comme Facebook vous permettent de désactiver votre compte et de le réactiver plus tard. Envisagez cette option si vous ne pouvez pas résister au partage social.

Le procrastinateur de type « attentiste »

Certains procrastinateurs attendent une date « parfaite » pour commencer leur travail : une date symbolique, un début d’année, une date anniversaire, un début de mois…

Comment vous mettre à l’action maintenant ?

  • Cessez d’attendre le moment parfait pour commencer

A l’attendre, vous gaspillez du temps et il se peut que ce moment parfait n’arrive jamais !

  • Fixez-vous comme objectif de commencer quelque chose et d’y consacrer  au moins 20 minutes

Le fait de commencer va enclencher la motivation que vous attendiez. Vous vous rendrez compte qu’au bout de 20 minutes, vous avez développé une dynamique d’action. Vous êtes lancé !

  • Utilisez les alarmes pour rythmer des séquences de travail et de pause

C’est le principe de la méthode Pomodoro développée par Francesco Cirillo. La technique se présente sous la forme de cinq étapes :

– décider de la tâche à effectuer ;

– régler le pomodoro (minuteur) sur 25 minutes ;

– travailler sur la tâche jusqu’à ce que le minuteur sonne et la noter comme faite ;

– prendre une courte pause (5 minutes) ;

– tous les quatre pomodori prendre une pause un peu plus longue (15-20 minutes).

  • Octroyez-vous une récompense lorsque vous avez terminé quelque chose

Vous pouvez utiliser des récompenses comme un bon film, un bain relaxant avec des huiles essentielles, une sortie, et tout ce qui peut vous permettre de fêter dignement votre réalisation.

Envie d’aller beaucoup plus loin ?

Découvrez

  • la formation en ligne “Atteindre ses objectifs avec succès” 

  • l’agenda CréAnvie

×

Panier