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Leçon 3. Savoir dire non

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“Lorsque vous dites oui aux autres, faites en sorte de ne pas dire non à vous-même”. Paulo Coelho

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Pause détente avec cette courte vidéo :

 

Pourquoi est-il si difficile de dire non ? 3 explications principales

  1. Nos peurs : la peur d’entrer en conflit, d’être jugé ou critiqué, de passer pour un égoïste, de déplaire ou de blesse, de devoir se justifier ou s’excuser, de culpabiliser, d’être rejeté qui est liée à notre besoin d’être aimé et accepté.
  2. Nos croyances (issues principalement de notre éducation) : il faut faire plaisir aux autres (et être toujours gentil !) ; il faut penser aux autres et leur donner ce qu’ils veulent ; notre avis n’a pas d’importance ou ne compte pas ; c’est malvenu ou impoli de dire non ; etc.
  3. Notre manque d’estime et de confiance en soi : · on est persuadé de valoir moins que les autres ; on a l’impression de ne pas être capable de dire non ; on pense que nous n’avons pas le droit de refuser et dire non.

Ce qu’implique « oser dire non »

Répondre toujours favorablement aux besoins et aux demandes de tout le monde, c’est négliger et on oublier ce qui est important pour nous et, à terme, risquer l’épuisement.

☞ Savoir dire non est une façon de se dire « oui » à soi, de se rapprocher de ses besoins et désirs personnels.

Vouloir plaire à tout le monde, tout le temps, c’est perdre en confiance en soi.

☞ S’affirmer et oser dire non renforce la confiance en soi.

Ne pas exprimer ses propres besoins, ses envies et désirs, c’est agir contre nous-même et perdre notre valeur personnelle.

☞ Dire non renforce l’estime de soi.

Ne pas fixer clairement ses limites face aux personnes toxiques, c’est se faire marcher sur les pieds, se laisser culpabiliser, abuser et manipuler.

☞ Pouvoir dire non est une façon de se protéger et ne pas se laisser entraîner dans le piège de la manipulation.

Comment dire non ?

Avant de vous lancer dans la magnifique aventure du « non », interrogez-vous sur le pourquoi il vous est difficile de refuser une demande. Réfléchissez au coût associé, mais aussi aux avantages que cela vous procure de ne pas dire non. Par exemple : “je ne sais pas dire non parce qu’on m’a toujours dit qu’il fallait faire plaisir aux autres”. Avantage : “les autres m’apprécient et j’évite le conflit”.

Pensez aussi à un moment de votre vie où vous avez su vous affirmer en disant non pour quelque chose d’important. Visualisez ce moment avec toutes les sensations associées. Cette seule image peut vous aider en situation d’incapacité.

Définissez vos priorités du moment. Si la demande ne rentre pas dans tes priorités, alors vous devrez dire non.

Pour dire non, un vrai non, il est nécessaire de suivre plusieurs étapes. Sans cela, le non risque d’être mal compris.

  • Écoutez : commencez par écouter attentivement votre interlocuteur et sa demande.
  • Reformulez : reformulez sa demande pour être sûr de l’avoir bien compris. Vous pouvez réfléchir à votre réponse : ne vous sentez pas obligé de donner une réponse tout de suite (je réfléchis, je te donne ma réponse demain).
  • Formulez le refus sans détour, clairement : prononcez clairement « non ».
  • Expliquez le refus : donnez une seule explication succincte (je ne peux pas, j’ai autre chose de prévu). Quand nous nous justifions, nous tendons des perches à l’autre qui risque de nous faire céder.
  • Reformulez le non si nécessaire : par exemple “donc je me répète, c’est non pour moi.”
  • Reconnaissez, si nécessaire, le sentiment, l’émotion de votre interlocuteur : par exemple “je comprends que tu sois déçu, en colère. “
  • Recherchez un compromis, une solution : ne laissez pas votre interlocuteur avec un « non » à sa demande. Essayez de trouver une solution ou un compromis.

Vous pouvez également tester la technique du disque rayé, extrêmement simple et redoutable.

Elle consiste à répéter le même refus plusieurs fois de suite jusqu’à ce que l’autre personne comprenne ou abandonne. Car ce n’est pas parce que vous dites « non » une fois que votre interlocuteur ne va pas vous relancer. Vous devez tenir bon tout en restant toujours bien calme, sans vous énerver et sans vous égarer : « C’est non ! », « Je suis désolé mais c’est non ! », « Je suis désolé, je me répète, mais c’est réellement non ! »

 

 

 

 

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